Curieux paradoxe ! Alors que nos efforts depuis six ans pour redresser la situation financière de la ville portent leurs fruits et que nous devrions aujourd’hui être confiants en l’avenir et bien nous devons, au contraire, faire face à de nouvelles inquiétudes au regard du désengagement financier très important de l’Etat vis à vis des communes.

En effet, nous nous retrouvons inquiets car l’Etat, sans aucune consultation préalable, procède à des baisses importantes de dotations. Or, pour une ville comme la nôtre qui a déjà dû faire des économies importantes pour faire face à la situation de quasi faillite du passé, cela devient très compliqué d’être confronté à de nouvelles baisses des subventions de l’Etat à hauteur de plus de 600 000 euros par an.

Mais les règles ne changent pas qu’au niveau financier : alors qu’à Coudekerque-Branche, nous sommes sortis des vieilles habitudes en donnant la parole aux citoyens par les nombreux moyens de démocratie locale mis en place, comment accepter que deux ministres de l’Education Nationale successifs ne daignent pas répondre à plusieurs courriers d’un Maire (en l’occurrence : le vôtre) représentant ses 23 000 habitants au sujet des rythmes scolaires ?

Et de nous demander d’accepter sans broncher les coûts engendrés par les nouveaux horaires dont quasiment aucun parent ne veut (encore un bel exemple de démocratie !).

Tous les Maires de France ont conscience des difficultés dans lesquelles se trouve notre pays et il n’y en a pas un qui ne souhaite pas son redressement. Mais est-ce que c’est en continuant d’affaiblir l’échelon de proximité, les communes, que celles-ci pourront contribuer avec plus d’efficacité au redressement ? Je ne le crois pas. Malgré ces vents contraires, comptez sur nous pour tout mettre en œuvre afin que la digue communale ne cède pas et pour tenir, même s’il faudra étaler dans le temps, les engagements du programme municipal.

 

 

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